«Tant à dire! Tant à écrire!» Anne Gagné 

Partagez cet article avec vos amis!

Partager sur facebook
Partager sur twitter

 

Joëlle Roy

            Puisque la référence à Anne Gagné revient assez souvent dans cette série d’articles, il semble tout naturel de rendre visite à cette grande dame. Née à Penetanguishene, Anne est la fille de Célestin Dupuis et de Bernice Roi. Elle est la plus vieille des cinq enfants et la seule fille. À la petite enfance, les Dupuis habitaient sur la rue Park juste à côté des grands-parents Roi. Dès ses six ans, on emménage au 72 de la rue Robert. La majorité de son élémentaire se passe à l’école Ste-Croix de Penetanguishene. 

            Pour le secondaire, elle tenait à fréquenter l’épique Continuation School de Lafontaine pour parfaire son français. Elle s’y rendait en autobus et il y avait certains frais étant élève d’une autre municipalité. D’ailleurs, elle a elle-même payé ces frais pour la 11e et la 12e année car elle y tenait à ses études. À l’époque, pour une fille, la dixième année, c’était bien suffisant puisque la majorité allait rester à la maison et élever des enfants. Anne avait une autre vision et un tout autre plan.

            Si elle avait les moyens de payer elle-même son éducation à Lafontaine c’est qu’Anne gagnait des sous en jouant de la musique. Chez les Dupuis, il y avait beaucoup de musique et Célestin savait brasser un violon. Anne a suivi les cours du conservatoire jusqu’à la sixième année. Elle n’était qu’en 7e année quand on la recrute dans le Gilbert Robitaille Band. Elle met de côté les gammes pour apprendre à accompagner et à jouer par oreille. On joue à la salle Bay Breeze, de l’autre côté de la baie. Comme elle n’a que treize ans, ses parents doivent l’accompagner. Puis on fait aussi danser les gens dans la salle Chateau Gai sur Balm Beach. Plus tard, on la verra accompagner particulièrement André Boileau et Vincent Marchildon dans des spectacles et de multiples cafés-chantants. 

            Après la douzième, on s’inscrit à l’école «normale» avec bien d’autres : Annette Vallée, Rhéa Gignac, Florida Desroches, Angelina Moreau, Noëlla et Albertine Maurice. Malgré qu’elles étaient plusieurs à se connaître, Anne se souvient que c’était terrifiant de quitter la région pour la première fois dans le grand inconnu. Le départ était des plus dramatiques avec les larmes et les pleurs. Le train les conduit vers le couvent Notre-Dame de Grâce sur la rue Waller. 

            Au cours de la formation d’un an, il y avait des stages dans les écoles. Pour les filles qui venaient de loin, on organisait des stages chez-elle; ce qui leur permettait d’être à la maison une semaine de plus après les vacances de Noël et de Pâques. Elle a donc fait la connaissance des écoles Lefaive’s Corner et l’école Laurin où elle enseigne tous les niveaux de l’élémentaire.

            Premier contrat en 58: enseigner une deuxième année de trente-cinq garçons dans la vieille école Ste-Anne à Penetanguishene. Thérèse Moreau s’occupait des filles. Elle y fait ses premières armes pendant trois ans. Période déterminante puisque qu’au début elle fait la connaissance d’Yvon Gagné, ce beau jeune homme, arrivé en 56 pour ouvrir la banque de la Nouvelle-Écosse. On cherchait un travailleur bilingue; ce qui était ironique parce qu’Yvon parlait l’anglais de Hearst qui est aussi rude que leurs épinettes. 

            Arrivé sur le train, il a dû montrer au chauffeur de taxi le papier où on avait écrit ce nom bizarre et surtout imprononçable : pé-né-tang-gwi-chine. Débarqué à l’hôtel Brûlé, Yvon est épris immédiatement par la vue de la côte qui donne sur la baie du même nom. Le coup de foudre est immédiat.

            Trois ans plus tard, Yvon subit un cancer. La banque venait de le transférer à Toronto. Comme il détestait la grande ville, sa convalescence se passe plutôt à Penetanguishene. C’est d’ailleurs à cette époque que les tourtereaux font connaissance. «Elle m’a pris quand j’étais vulnérable!» a été une de ses farces courantes. Il chambrait tout près des Dupuis, chez madame Duquette au 80 de la rue Robert. Quoique c’est au resto qu’on se voit pour la première fois. Anne, avec une copine, prend un Coke après le cinéma. Yvon l’invitera à l’accompagner pour une fête anniversaire chez les King. Et ils s’accompagneront comme ça près de soixante ans.

            Anne et Yvon ont célébré leur union en 61 à l’église Ste-Anne avec le Père O’Malley qui venait tout juste d’arriver. Dans cette même période, Yvon fait son entrée au municipal. Le maire Jérôme Gignac lui offre un poste de greffier adjoint qu’il accepte même si le salaire est la moitié de celui encaissé à la banque. Au moins, il n’aura pas à vivre les transferts qui sont la seule chance d’avancement dans le monde bancaire. 

            La prochaine étape dans la carrière d’enseignement d’Anne nous semblera un peu comme le jour de la marmotte. Penetanguishene High School fermait et Midland voulait récupérer toute la clientèle du secondaire. C’est la naissance de PMDHS. Penetanguishene s’y opposait car on voulait que le français et la catholicité continuent de faire partie de la vie scolaire. Il faut se souvenir qu’il n’y avait pas de conseil catholique pour les 11e, 12e et 13e années. L’école St-Joseph était publique même si dirigée de mains de fer religieuses. 

            L’inspecteur Bourgeoys se dit qu’Anne Gagné pourrait aider avec le nouveau défi d’accueillir les jeunes du secondaire qui s’ajoutent à l’école Ste-Croix de Penetanguishene. Sa carrière qui naviguait avec les petits amis de la deuxième année depuis trois ans prit un changement de cap radical. Et en plus, on l’enligne sur l’éducation physique. Elle s’y met pour apprendre les règlements de plusieurs sports qu’elle n’avait jamais pratiqué. Elle enseigne aux filles et le Frère Antoine enseigne aux gars. L’expérience commence avec les 9e et 10e années avec l’intention de développer éventuellement un nouveau secondaire à Penetanguishene.  Pour l’instant, on se contente de deux portatives où se situe maintenant les Chevaliers de Colomb. 

            Les années 60 sont teintées de la crise du Mgr Castex. Du haut de sa chaire, le bon monseigneur prêchait l’anglicisation pour sortir les colons de la misère. La langue du succès c’est l’anglais; tout le monde sait ça! Tout le personnel de l’A.E.F.O. s’opposait à cette influence jugée néfaste. Castex s’est investi à discréditer les pro-francos comme si leur allégeance signifiait qu’ils s’opposaient à la religion. Qui veut sciemment s’opposer au bon Dieu! L’époque Castex est quasi aussi intense que celle de l’École de la Résistance. En fait, elle en est la mère. L’effet Castex sera irréparable. Dans cette passe, plusieurs familles françaises de Penetanguishene se sont tournées vers l’anglais puisque c’était la langue de rédemption

            Cette période dessine les écoles françaises de Penetanguishene comme un Canadien errant. L’école St-Joseph déborde dans le temps de le dire. Puis tous les francophones se retrouvent à Corpus Christi (où se trouve maintenant James Keeting). Puis l’école Papillon ne durera que deux printemps. Autour de 65, l’école secondaire de Penetanguishene Secondary School viendra offrir des cours dans les deux langues officielles, ce qui mettra fin à l’école Papillon (appelé Sts-Martyrs-Canadiens) et en 68, à la Lafontaine Continuation School. 

            Les années mi-soixante transforment le portrait scolaire considérablement. On commence à revendiquer des écoles catholiques où l’enseignement de la religion serait protégé. La force syndicale prend de l’ampleur. En 65, apparaît le temps de planification pour les enseignants. Anne, qui apparaît au lancement de tout, sera l’enseignante de la première classe qui transige avec les problèmes d’apprentissage. Cette expérience à l’école St-Joseph est un bon souvenir pour Anne qui, même avec cet imposant bagage administratif, est à la base une accompagnatrice née à l’apprentissage.

            La mi soixante est aussi l’époque où la famille Gagné devient plurielle. En 66, on va chercher le beau trésor qu’était bébé Lise et l’année suivante, c’est au tour de Richard de se joindre aux Gagné. Une gardienne viendra à la maison pour aider le couple qui mène de gros dossiers.

            En 68, une nouvelle aventure se dessine pour la famille Gagné. Yvon décide de vivre autrement ses talents professionnels en devenant contrôleur pour son beau-frère qui est propriétaire de Mallette Lumber à Timmins. Anne déménage donc sa carrière d’enseignement dans le nord de l’Ontario. Elle décroche un poste dans une école intermédiaire. C’est l’époque où l’Ontario faisait l’expérience des «middle schools». Une pleine bâtisse de 7e et 8e années. Le paradis des hormones! En 69, le Frère Charles (ancien directeur de Corpus Christi) de Penetanguishene était rendu à la toute nouvelle école Thériault. Le secondaire francophone était à ses balbutiements et comme on attendait la fin de la construction de la nouvelle école, on fonctionnait sur deux horaires distincts. Anne enseignait de 13 à 19h. Horaire raisonnable pour la jeune maman qui passait la matinée avec les bambins. 

            Au début de la deuxième année à Timmins, en octobre 69, Yvon se rend compte que l’industrie du bois n’est pas sa tasse de thé. Il obtient un nouveau poste à Vanier, ce qui veut dire que la famille vivra à distance pour quelques mois. Heureusement, la famille d’Yvon, qui vit maintenant à Timmins, est tout près pour prêter main forte à la petite famille. 

            Quand on rejoint papa Yvon à Vanier, Anne décroche un poste dans une nouvelle école élémentaire sur le chemin Montréal. Non seulement elle enseigne, mais elle assume la direction adjointe. L’éducation physique la suit comme son ombre et les conditions d’enseignement sont tout aussi basiques. On pratique des sports dans les corridors et autres lieux inappropriés. 

            En décembre 69, Gilbert Robillard qui est maire de Penetanguishene leur rend visite. Il souhaite qu’Yvon revienne comme greffier de sa ville car le remplaçant est tombé malade et disons que le remplacement se passe péniblement. En février, Yvon reprend les rênes de greffier de Penetanguishene. Anne doit terminer son année avant de revenir rejoindre son homme dans sa ville natale. Heureusement, le petit frère David, passait l’année avec les Gagné pour faire sa 7e année dans la capitale. Oncle David prêtait main forte avec son neveu et sa nièce.

            Au grand retour, on se construit une belle maison sur la rue Viel car le tour du Canada est terminé et la stabilité enveloppe la famille Gagné. Yvon est bien campé dans la municipalité qui l’allume et Anne est devant toutes les possibilités d’un système scolaire français en effervescence.

            Les enfants grandissent et depuis Timmins, on s’est aperçu du problème de surdité chez Richard. Il y a peu de services pour les enfants avec des besoins spéciaux. À Ottawa, en 1970-71, quelques services en anglais sont en place pour pallier ces défis. Mais comme ces services sont offerts dans le système anglo-public et qu’Anne enseigne au franco-catholique, elle devra se battre plusieurs mois pour que son fils reçoive de l’aide suffisante. 

            De retour dans la Huronie, il y avait une nouvelle institution à Milton où les enfants sourds peuvent pensionner à la semaine longue. Certaines familles n’ont pas les moyens d’aller chercher les enfants les dimanches et vendredis. Il y avait plusieurs jeunes d’ici qui nécessitaient cette éducation spécialisée. La revendication d’Anne auprès des conseils scolaire contribuera à fournir deux autobus vers l’école de Milton et Brantford pour conduire les aveugles et les malentendants de Simcoe. 

            L’implication dans une cause, c’est souvent pour faire changer l’affaire en question. C’est ce qui motive Anne à s’impliquer pour faire comprendre au Ministère qu’une de ces lois concernant les trois écoles de malentendants est tout simplement irresponsable. Selon la politique ministérielle le langage des signes est interdit comme appui d’apprentissage dans les salles de classes. Tous doivent apprendre à parler, peu importe leur degré de surdité.

            Mais si la surdité est profonde, comme c’est le cas pour Richard, cette méthode est nuisible. Après plusieurs mois d’efforts auprès du ministère par l’association des malentendants, l’absurdité de la situation sera résorbée bien que Richard achève son éducation. 

            Au retour au bercail, Anne est embauchée à la nouvelle école Ste-Croix de Lafontaine qui a un gymnase! Pour ensuite se diriger à l’école St-Joseph en 75. Au début de 80, on remet sérieusement l’enseignement de la religion en question dans l’école publique St-Joseph. À Penetanguishene, pour les premières plumes de l’école St-Louis, on eut l’idée de génie de l’installer dans les murs de l’école St-Joseph. Anne est alors directrice-adjointe de cet établissement où l’atmosphère entre les deux corps enseignants est à couper au couteau.

            Après ce bain de gaieté, Anne devient directrice de l’école Sts-Martyrs-canadiens de 82 à 85. Elle remplace Thérèse Belcourt qui prend sa retraite. À ce temps, le poste de direction est un demi-poste. Le reste du temps, Anne s’occupait à traduire ou développer des programmes pour l’enseignement en français pour lequel le matériel était plutôt rare. Au milieu de sa première année, on lui confie en plus la direction de St-Louis, au coeur de St-Joseph en plus de l’école Sts-Martyrs-canadiens.

            Son implication dans l’A.E.F.O. demeure une constante dans sa pratique. À tel point qu’elle s’implique au niveau provincial et grimpe les échelons 3e, 2e et première vice-présidente. Il s’agit d’une tâche qui implique de multiples absences de l’école pour participer aux réunions mensuelles qui sont tenues à Ottawa et ailleurs en province. Pour l’année 85-86, le directeur Bill Bolger l’amène au conseil scolaire catholique pour qu’elle devienne coordonnatrice des programmes. Le besoin pour les programmes en français est grandissant avec les écoles françaises qui ouvrent à la grandeur de Simcoe. Roméo Marchand la remplace à la direction de l’école Sts-Martyrs-canadiens. 

            L’A.E.F.O. a aussi un pendant international. C’est avec l’association canadienne et internationale francophone qu’elle ira enseigner cinq semaines au Congo à l’été 85. Un premier cours pour dix-huit enseignantes africaines francophones. Toute une expérience!

            En 86, alors qu’elle arrivait à la présidence de l’A.E.F.O., Anne perd ses élections. Elle se tourne vers l’examen à la surintendance qu’elle passe haut la main. Denis Chartrand traversait la même étape au même moment. Ces qualifications ouvrent la porte à un poste au ministère de l’Éducation où elle passera quelques mois. Et l’année suivante, apparaît les sections de langues françaises à l’intérieur des conseils. Denis Chartrand prend la barre du public et en mars 87, on va chercher Anne pour qu’elle mène la barque catholique. Elle y restera jusqu’à novembre 94. C’est une période explosive avec les constructions et le développement d’écoles à Barrie, Orillia, Penetanguishene, Borden et l’intense dossier d’un secondaire français à Barrie.

            Le mot retraite prendra une signification élargie car les accomplissements dans celle-ci sont aussi imposants que ceux réalisés durant la vie professionnelle. Nous allons naviguer dans cette mer d’implication communautaire. Yvon prendra sa retraite l’année suivante, soit en 95. Il devient jardinier-fleuriste presqu’à plein temps et son succès dans la tournée des jardins en témoigne.

            En 94, Anne enregistre sa compagnie, Les entreprises Lili, qui sera l’instrument pour réaliser plusieurs tâches de consultation pour le ministère de l’Éducation ou pour des conseils scolaires. Ces contrats la mèneront dans l’ouest canadien et dans le nord avec Ronald Bisson et associés. La gestion scolaire francophone deviendra réalité sous peu et les questions préparatoires fusent de toutes parts. Les entreprises Lili sont très occupées jusqu’en 2001.

            En 2001, elle remplace le regretté Royal Piché au bureau du ministère de Barrie pour une période de dix-huit mois. Ce qui ne l’empêche pas de trimmer fort pour le prélèvement de fonds d’œuvres qui lui tiennent à cœur. Ainsi, elle a permis à des organismes de se développer considérablement. C’est le cas de la radio CFRH, du Penetanguishene Sports Hall of Fame et de la bibliothèque municipale de Penetanguishene. Yvon, comme employé de la ville, s’est chargé des rénovations majeures de ladite biblio. 

            La tâche accomplie pour la radio l’a rapproché de la Clé où elle s’est impliquée une dizaine d’années comme présidente de la radio et de la Clé en même temps de la présidence de la biblio de Penetanguishene. Du coup, on la retrouve à l’Alliance des radios communautaires (ARC), organisme national pendant cinq ans. C’est grâce à son implication que le congrès national de l’ARC a eu lieu dans la Huronie en 2002.

            La présence du français à tous les niveaux l’interpelle. Ainsi elle s’implique dans le dossier TVO de 2004 à 2007 qui mène vers le dossier TFO, son pendant français, de 2007 à 2010.

            Il y aussi une implication dans les dossiers médicaux de 2007 à 2013. Elle a contribué à la mise-en-œuvre des réseaux régionaux de services de santé connus sous RLISS. Même période où elle s’implique, comme grand-maman, au conseil d’école de l’école St-Louis. 

            Le 400e de la présence de Champlain dans la région a aussi été un gros dossier. Au début en 2010, on pensait faire de quoi avec la croix de Champlain. Puis le dossier fait boule de neige et le parc riverain devient le but de la cause. D’abord un dossier régional, il devient rapidement un sujet provincial. Avec son petit frère David, historien chevronné, le dossier est présenté à Madeleine Meilleur, ministre des Affaires francophones et le reste est de l’histoire récente. L’aménagement du magnifique parc immortalise l’implication Dupuis-Gagné même si la mise-en-œuvre de ce projet a été pénible et truffée de multiples sournoiseries politiques. Ah, si les parcs pouvaient parler…

            Terminons avec quelques reconnaissances et implications qui nous ont échappé. Étiez-vous à Midland quand un certain Jean-Paul II, pape de métier, y est passé en 1984? Madame Anne y était et avec éloquence, elle a fait l’unique lecture en français durant la messe du saint Père en plus d’être la seule représentante de la gente féminine. Puis le mérite de l’A.E.F.O. en 91 pour la qualité de son enseignement et de son implication en éducation. Ce mérite a été voté par les membres de l’A.E.F.O. Membre et présidente de l’association des surintendants de l’Ontario. Membre du conseil du centre de leadership en éducation (CLÉ). De 91 à 94, mise-en-œuvre de l’Ordre des enseignants de l’Ontario. En 96, elle bosse ardemment pour organiser le 50e anniversaire du Lafontaine Continuation School. Les retrouvailles historiques ont permis à la plupart des 201 élèves de se revoir. En 97-98, membre du comité d’implantation des quatorze nouveaux conseils scolaires. Surintendante suppléante à Sault-Ste-Marie en 99. 

            Et quant au cœur de toute sa richesse, mentionnons ces petits-enfants, John et Nicole, enfants de Lise et Samantha et Lucas, petits de Richard. Anne, tu as attaqué la besogne de toute une armée! On te souhaite le repos du juste sur le confort de tes multiples lauriers tant mérités!

On retrouve la famille Gagné: en avant, Nicole, Yvon, Anne et en arrière: Lise, Richard, Karen, Lucas, Samantha et Josh.