La garderie à moitié prix : C’est bon pour le moral!

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            Depuis déjà deux ans nous entendons parler des fonds du fédéral pour l’ensemble des familles canadiennes qui font appel aux services de garde. Le but étant d’en réduire les coûts jusqu’à concurrence de 10$ par jour. L’autre objectif de cet apport financier était de créer plus de places en garderie pour desservir les familles. Si les bénéficiaires profitent déjà d’un rabais de 50%, on n’a pas réussi à offrir plus de places en raison de cette difficulté à recruter du nouveau personnel qui perdure.

Joëlle Roy

-IJL-Réseau.Presse

-Le Goût de vivre

            Une rencontre avec la directrice des services à la famille de La Clé, Annick Brown, s’impose pour remettre les pendules à l’heure. Lors de son dernier entretien avec Le Goût de vivre l’été dernier, elle attendait la première tranche des fonds pour baisser les tarifs des garderies de 25%. Si la distribution des fonds a pris beaucoup plus de temps que prévu, le rabais accordé aux familles l’a été de façon rétroactive en date du 1er avril 2022. 

            C’est déjà une jolie somme. Prenons l’exemple de la mignonne petite fille d’âge pré-scolaire, Florence Robitaille qui fréquente la garderie de l’école Sainte-Croix à Lafontaine. En janvier 2022, les services de  garde lui coûtait 39$ par jour. En avril 2022, le taux journalier est descendu à 29,25$. Déjà en 2022, sa famille a économisé 1 803$. À 50%, le nouveau tarif depuis le 1er janvier, baisse le taux quotidien à 18,43$. «Nous allons économiser environ 605$ par mois comparé à ce qu’on payait en 2021. Plus de 7 200$ pour l’année! Ça va vraiment nous aider»! expriment ses parents Jean-François Robitaille et Mikaela Lefaive.

            Après les deux prochaines étapes, le taux devrait se rapprocher du fameux 10$ par jour qui est, en fait, une moyenne. Certains payeront encore moins car ils reçoivent de l’aide financière du comté ou encore de la Nation métisse de l’Ontario. D’autres payeront légèrement plus que 10$. On devrait y arriver d’ici le mois de septembre 2024.

            Le but d’aider les familles avec leur budget est atteint haut la main. Quant à subventionner de nouvelles places de garde, on oublie ça! Dans sa bonne volonté d’aider les familles et l’univers des services de garde, le gouvernement fédéral n’a pas réussi à attaquer le nerf de la guerre : le défi de trouver et de maintenir du personnel entre autres à cause des salaires qui n’attirent pas les foules.

            Annick Brown affirme que «c’est mon plus grand défi»! Les fonds du programme ont permis d’augmenter les salaires des employés qualifiés mais ces derniers ne sont qu’une minorité. La qualification recherchée peut s’obtenir en ligne avec entre autres, le Collège Boréal, qui reconnaît les équivalences du travail accompli. Il s’agit de deux ans d’études.

            «Une bonne partie de mon travail consiste à valoriser la profession auprès du gouvernement. Ce sont des éducateurs et des éducatrices et non des gardiens, gardiennes d’enfants». Elle maintient que l’apprentissage de l’enfant commence à la garderie et non à la maternelle; d’où le changement de nom de «garderie Le petit Voilier» à «Services de garde éducatifs».

            Si on trouvait le personnel, les six garderies de La Clé pourraient accueillir plus d’enfants car chacune d’elle possède une liste d’attente. On peut tout de même reconnaître le progrès en observant la rétention du personnel depuis l’arrivée d’Annick qui a travaillé fort pour raffermir l’esprit d’équipe et le climat de travail. De toute évidence, les résultats sont favorables. Il ne reste qu’à trouver d’autres travailleurs de la petite enfance.

            D’ici là, les petits s’amusent dans les Services de garde éducatifs de La Clé tout en profitant des repas cinq étoiles de leur propre service de traiteur Le Gosier!

photo: Annick Brown est directrice des services à la famille à La Clé